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Pleins feux sur… le Congrès UNASP à Bordeaux
Bordeaux ? Vite entrevu mais je confirme : superbe  ville !
L’Union Nationale des ASP nous avait réservé des chambres dans un « Ibis Budget » très bien situé, non loin du Congrès, près de l’Hôtel de Ville et de la Cathédrale. L’ASP et le tourisme, bien que tous deux sous haute concentration et parfois au pas de course, s’associaient donc naturellement.
A « l’Athénée Municipal », accueil aimable et petits cadeaux rituels ont précédé la répartition en sous- groupes pour la réflexion du vendredi après-midi de pré-congrès. Thème : « Les freins à la parole publique des accompagnants bénévoles ». Echange d’aimables propos : la parole privée circulait plutôt bien. Mais cela faisait-il vraiment avancer le peloton ?  Les têtes pensantes s’interrogent –à juste titre je crois-sur l’intérêt de cette ½ journée de pré-congrès,  telle qu’elle est actuellement conçue.
En tous cas, arrivés la veille pour elle, nous avons pu profiter d’une soirée en ville. En terrasse il faisait beau, plutôt doux, les bénévoles, de divers horizons, étaient contents de se rencontrer, et le vin était bon. Une marche digestive nécessaire et nocturne a élargi notre horizon jusqu’aux quais de la Garonne et nous a fait traverser les vieux quartiers.
Samedi 23 septembre : « Parole donnée – Parole reçue en fin de vie ». Congrès riche de ses intervenants très variés. D’où une réception de la parole, très variée elle aussi, selon les affinités de chacun avec la sensibilité et les prises de position exprimées : des divergences.  Excellente gestion du temps par Patrick Maigret, et intermèdes sensibles des « Neztoiles » (un peu long à la fin ?). L’anthropologue Eugénie Poret (« Quelle place notre société donne-t-elle à la parole du mourant »), qui nous a aussi régalés de son excellente synthèse du congrès, a séduit par son aisance souriante, l’acuité de ses remarques et la qualité de son humour exceptionnel : fin en beauté et en sourire !
Michèle G.
22 au 23 septembre 2017  à l’Athénée Municipal de Bordeaux
Ÿ
Co-organisé avec la Fédération Alliance.
Thème : Parole donnée, parole reçue en fin de vie
Intéressant par
- Le principe même du congrès, qui permet des échanges, au-delà du groupuscule yvelinois, avec des bénévoles autres et d’ailleurs : ouverture, ouverture…
- Le thème (qui touche à l’essentiel même si nos accompagnements ne se limitent évidemment pas à cette période terminale)
- La diversité des approches proposées par des intervenants au statut varié :
1) Le philosophe Bertrand Vergely a situé d’emblée la réflexion sur la vérité au plan existentiel et spirituel. Les convictions religieuses implicites qui sous-tendent ses propos et l’emportent parfois sur le questionnement ont pu gêner une partie de l’auditoire. Il n’en reste pas moins que la notion de «noyau d’être», espace où l’humanité parle en vérité au fond de chacun et permet de relier l’autre, a été reprise par les intervenants suivants.
2) La psychologue Joëlle Dulauroy, dont nous avons tous suivi les formations, a redéfini, à travers un rappel historique des soins palliatifs, la spécificité de l’échange, de la communication dans ce contexte : intimité réciproquement partagée, pas seulement dans la parole verbale.
3) Benoît Curucoa, médecin bordelais engagé de longue date dans le traitement de la douleur, a orienté l’ensemble de son exposé prolixe et très riche (mais pas audible par tous) sur l’idée du respect dû au patient, avec pour corollaires la congruence et la modestie de l’accompagnant (comme des membres du corps médical), et son ajustement attentif à l’autre. Mettant en pratique ses principes, il a donné la parole à une de ses patientes, elle-même bénévole d’accompagnement…
4) L’anthropologue Eugénie Poret a proposé une réflexion positive sur le passage de la mort comme transmission, l’humain se concevant comme infiniment relié dans une continuité qui le dépasse. D’où l’importance de l’accompagnement en SP, lien privilégié. CQFD.
5) Fabienne Noé, juriste et directrice d’EPAHD, a précisé les limites juridiques de la transmission d’informations concernant les malades. NB : les bénévoles ne sont pas légalement (dc pénalement) soumis, comme les professionnels, au secret médical. Mais respecter le Droit à la vie privée (un des Droits de l’homme).
6) Quelques bénévoles ont brièvement fait part d’expériences d’accompagnement de fin de vie qui les ont marqués.
7) Enfin, transition systématique entre les communications, l’intervention poétiquement empathique de deux « clowns » intervenant en milieu hospitalier (adulte). Excessif à mon goût (nombre et longueur des interventions, voix de fausset très « fausse »…) – mais cela n’engage que moi !
Agnès L.